Jody Horcholle

Je suis défavorable aux Zones à Faibles Émissions (ZFE), telles qu’elles sont actuellement mises en œuvre. Si l’objectif affiché – réduire la pollution de l’air – est louable, leur application concrète révèle une réalité bien plus problématique : ces zones se transforment trop souvent en zones d’exclusion sociale.

Les ZFE imposent des restrictions strictes sur les véhicules autorisés à circuler, excluant de fait celles et ceux qui n’ont pas les moyens de remplacer leur vieille voiture par un modèle plus récent ou électrique. Dans un pays où la voiture reste indispensable pour des millions de Français – notamment en zones périurbaines ou rurales –, cette politique punitive frappe durement les plus modestes. Elle creuse les inégalités au lieu de les réduire. Comment accepter qu’un ouvrier, une mère célibataire ou un retraité soit privé de mobilité simplement parce qu’il n’a pas les ressources pour s’acheter un véhicule neuf ?

Je crois en une approche différente : il faut encourager, et non contraindre. L’État doit accompagner les Français vers des solutions moins polluantes, pas leur imposer des mesures brutales. Subventions ciblées, aides à l’achat de véhicules hybrides ou électriques, développement des transports en commun là où ils manquent cruellement : voilà des leviers à actionner. Mais soyons réalistes : tout le monde n’a pas les moyens de changer de voiture du jour au lendemain. Punir ceux qui n’ont pas le choix n’est pas une solution, c’est une injustice.

C’est pourquoi je propose une alternative concrète et pragmatique : investir dans la conversion des véhicules thermiques pour qu’ils puissent fonctionner avec des biocarburants de troisième génération. Ces carburants, issus de ressources durables comme les algues ou les déchets organiques, offrent une réduction significative des émissions de CO2 sans nécessiter l’achat d’un nouveau véhicule. Cette solution permettrait de conjuguer écologie et pouvoir d’achat, tout en valorisant l’innovation française dans ce domaine. Actuellement, les constructeurs français sont à la peine.

En conclusion, les ZFE, sous leur forme actuelle, sont une réponse inadaptée aux défis environnementaux et sociaux. Plutôt que d’exclure, travaillons à inclure. Convertir nos voitures existantes aux biocarburants de troisième génération est une piste sérieuse, qui mérite d’être explorée et soutenue. C’est ainsi que nous construirons une transition écologique juste, au service de tous les Français, et non d’une minorité privilégiée.

 

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Jody Horcholle

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